samedi 9 février 2008

Repetition generale

Alors, je suis alle me poser dans ce bar que j'avais repere depuis quelque temps. J'avais tout un apres midi emprunt d'ennui et de tristesse aussi à noyer. Pour cela, j'ai lu le bouquin le plus deprimant de michel Houellebecque, Extention du domaine de la lutte. Une trentaine de page et je me dis que l'on a pas le droit d'ecrire des bouquins pareil. J'ai sombré au fil des pages en meme temps que le personnage. En meme temps, j'echangeais avec une blonde assise en face de nombreux regards genes agreementes de quelques esquisses de sourires. J'ai garde mon regard desabuse et elle s'est naturellement desinteressee. Il y a pas si longtemps, je lui aurai souri en retour. J'ai tellement perdu l'habitude de rencontrer des filles dans des contextes impromptus, que chaque centieme de secondes de reciprocite du regard, fait battre la chamade à mon coeur, une sensation de bien etre, de vie auxquel j'ai perdu mon accoutumence. Si delicieux, j'aurai voulu que cela dure continuellement. Je ressens une grande part de regret, mais cela fut necessaire car elle a reveille en moi, si ce n'est pas elle, cela sera une autre.


lundi 22 octobre 2007

Chaises Musicales

J'ai parfois l'impression, chaque jour de mon manège quotidien, de tourner en rond, dans l'attente d'un changement de perspective. Un sentiment de Deja-vu, une vingtaine d'années plus tard, "Maman, encore un autre tour, dans l'avion là-bas". Toujours cette envie de changement qui nous anime, bien que conscient de l'absurdité de la demande, la désillusion étant déjà annoncée. Chacun des engins étaient tout aussi cloués au sol que nous l'étions, mais l'on gardait toujours l'espoir que cette prochaine fois serait différente, qu'on serait rempli d'un irrésistible sentiment de satisfaction, d'espoir. Fantaisie et fantasme d'une autre vie d'un gamin de 4 ans. Je pris vite conscience que je risquais d'être aussi malheureux que les gens qui marchaient dans la rue. Il y avait l'imaginaire et la réalité. L'un était source d'espoir, l'autre l'asséchait.

Transition

Avec les années, le manège s'est transformé en jeu des chaises musicales, à courir comme ces gamins que nous étions, autour de chaises en plastique, nerveux, à l'idée que la
musique puisse soudainement s'arrêter. Lorsque la musique déroulait, nous courions. Vite ou lentement, cela importait peu. Nous trouverions tous refuge sur une de ces chaises restantes hormis pour l'un d'entre nous qui serait automatiquement éliminé. Son cas ne nous intéresserait plus, il rejoindrait la longue liste de ces gens malheureux à laquelle on voulait à tout prix échapper. Nous étions aussi différents les uns les autres que nombreux, avec nos propres débuts d'avis sur la conception de la vie, nos premières aspirations et désirs mais l'espace d'un instant, nous partagions dans ce même élan de jeunesse, un moment de rigolade, chacun d'entre nous courait, en rond, autour de ces chaises se présentant comme autant de perspectives, de futurs différents.
Aujourd'hui, on tourne toujours,mais autour de nombreuses possibilités professionnelles et sociales, aux futurs a priori différents. On aimerait tout connaître, tout faire, tout réussir comme si cela nous ouvrirait les portes du bonheur. A entendre la vie m'être
une énième fois compté par un étranger, la vie se répète comme un disque rayé et il est indéniable que toutes ces possibilités de vie sont aussi semblables que toutes ces chaises blanches en plastique autour desquels on courait. Vaines agitations frénétiques.

Cela va faire une semaine qu'avec la Grosse Bertha, nous baisons. Il est évident qu'aujourd'hui perdu dans le même pays, dans cette même incertitude, nous vivons un de ces moments de transition. Hésitations sur la future destination à prendre. Toute aussi banal l'une que l'autre. A partager la même incertitude, nous partageons le même lit. Entente amicale. Une fois cette période transitoire de nos vies terminée, chacun reprendra sa route.

La musique vient de s'arrêter, vite, un siège.

mercredi 3 octobre 2007

Instant professionnel

Il est 8h15, j'arrive dans la salle, un papier avec quelques lignes soulignées trône sur mon desk. Mon boss me regarde.
"Tu n'aurais pas oublie de faire quelque chose hier avant de partir?"
Je regarde la feuille. Merde, j'ai oublie de faire un ticket.
Je me fais sermonner pendant 10 minutes, sur le sérieux, l'attention au détail, la motivation.
Toutes ces qualités requises et indispensables dans mon domaine que je ne possède pas. Je reste néanmoins surpris par le calme de mon boss. "Yesterday, I was so pissed". Je baisse les yeux, bafouille quelques phrases de déception vis a vis de moi même. Je joue la honte .

Une nouvelle remontrance sur mon éthique de travail. J'arrive de moins en moins a faire semblant, Je m'en fous de toute façon, je m'en irai bientôt.

lundi 1 octobre 2007

Ainsi si font font font les petites marionnettes

Depuis quelques semaines, mes relations avec la Grosse Bertha, lesquels étaient initialement désintéressées, ont pris un tournant pour le moins intriguant. Alors qu'à l'époque, nous ne nous parlions jamais, elle m'a fait part de son appréciation pour ma personne. Une question de feeling féminin, selon elle. Depuis ce moment-là nos rapports se sont progressivement resserrés. Vendredi soir, l'intimité de ce rapport a passé une nouvelle étape sur l'échelle du réchauffement.

Pour la décrire, je dirai qu'elle correspond assez bien à l'idée que je me suis toujours faite de ce que pouvait être une très belle femme, une fois "l'âge de la Connasse" dépassée. Ces femmes qui sous l'épreuve du temps révèlent pleinement toute la beauté de leur charme. (Cela battra toujours le ferme fessier de n'importe quelle gamine de vingt ans. C'est comme comparer du grand vin avec du vodka redbull, c'est indécent). La Grosse Bertha est une femme qui malgré toute la légèreté que lui confère son allure, inspire ce sentiment de volupté de part la générosité et la parfaite proportion de ses formes. La finesse angélique de ses traits fins est contrastée par le sulfure de ses cheveux roux mi-long attachés comme ceux de Brigitte Bardot. Elle symbolise assez bien le concept de "vierge et putain", qui n'est autre que celui de la Femme. C'est cette feminité qui me plaît chez elle. Elle réveille et attise chez moi chaque composante de ma masculinité. Quelque peu la sensation d'être "Homme des cavernes".

M'apprêtant à sortir, je la vois, un verre à la main, discuter dans le couloir avec l'autre colloc allemande.
"Je vais dans un bar à coté, tu veux venir?"
On se regarde deux bonnes secondes, les multiples possibilités d'une sortie nous traversant l'esprit.
"Donne moi 5mn, j'arrive, mais qu'une heure et demi."

La conjecture actuelle nous fait interagir dans une certaine confusion. Alors que de nombreuses personnes essayeraient
, sans scrupules, de faire évoluer ce rapport vers un lit, mon désir de quitter le pays, notre différence d'âge (et le fait qu'elle soit divorcée) créait une certaine gène se traduisant par une distance d'ordre diplomatique. Baiser c'est bien, mais éviter de se jouer de la personne, pour arriver à cette vaine finalité, c'est mieux.

Nous allons ainsi dans le bar que je fréquente chaque vendredi soir, une sorte de repère jazzy pour trentenaires aisés. Lumière tamisée, décor en bois verni, siège en cuire, on y trouve de nombreuses personnes discutant autour de verre de vin et de bière. Un nid à bobo. Là, nous y buvons, parlons de sujets aussi vains que nécessaires et perdons nos mains sur les cuisses de l'autre. Le temps passe. Il y a une fluidité du rapport qui s'est installé entre nous, une compréhension de l'un pour l'autre, dans le fond assez rare, dois-je avouer. Un naturel
dans l'échange que je n'ai pas connu depuis bien longtemps.

Toute la difficulté est de ne pas tomber dans ce piège que son inconscient pose à chaque homme rencontré, celui de croire que son comportement communique à chaque mâle cette envie de se faire sauter. Pour la séduire, il faut la prendre à contre-courant, la laisser mariner. Des hommes, elle n'a pas besoin d'en chercher.

Les heures passent et les verres aussi. A 1h, nous décidons de partir en taxi pour un club, où l'on y trouve une nouvelle fois que de trentenaires perdus. La musique y est évidemment pourrie car le trentenaire
, qualitativement, se satisfait de peu. Les corps se rapprochent, les doigts s'entremelent, nous dansons. Ma main touche la forme arrondie de ses fesses, elle me regarde, la distance persiste, je n'insisterai pas. Nous sommes deux fruits que nous nous défendons de goûter. De cette interdiction morale découle un plaisir savoureux, la provocation de sensation endomorphesque suffit. Nous arrivons doucement à une jonction où soit tout cela se concrétisera en une relation aussi interdite que jouissive ou soit se brisera dans l'évitement le plus total.

Nous sommes de retour dans l'appart, il est 4h du matin. Elle m'embrasse légèrement sur la bouche comme pour me dire que cela n'ira jamais plus loin.

Le lien se tisse
doucement, l'intrication des émotions fait naître un fragile sentiment qui ne grandira qu'au fil du partage d'expériences. Nous sommes entrés dans un jeu de séduction auxquels nous jouons de moins en moins pour de faux. Il y a néanmoins toujours une culpabilité morale qui persiste. Il n'y a, de toute façon, point de plaisir dans la facilite. On attendra que le temps fasse décanter la situation.


mardi 25 septembre 2007

Dimension parallèle

Un nouvel entretien dans un nouveau pays aux querelles intestines largement médiatisées mais de nombreuses contraintes professionnelles m'empêchent d'y aller. Résultat, 1 mois à attendre, alors il faut s'organiser pour ne pas laisser les secondes s'écouler inutilement.

Je me dis bien que la proposition de la Grosse Bertha de prendre un appartement à deux devient de jour en jour plus réaliste. Au final, cela ne serait pas si mal. En cherchant sur internet des apparts de libre, j'en trouve un de 100 mètres carrés à 1400 euros, 4 chambres, lumineux, parquet, cuisine rénovée. l'endroit est parfait mais il le serait d'autant plus si tout cela se passait à Paris, si c'était avec cette autre fille et si l'amour était là, lui aussi. La concrétisation de cette proposition me donnerait la sensation de m'enterrer à vie ici, avec une Allemande bien plus vieille que moi et un travail qui m'ennuie. Un substitue de vie.
Je sens bien que je passe à coté de celle espérée. Une Impression de vivre dans une dimension parallèle, être un "Je" qui me ressemble de moins en moins. Alors je repense aux évènements qui ont précédés, en me demandant les choses auraient-elle pu autant déraper pour que je me retrouve dans cette réalité que je ne reconnais plus.

Je suis Marty Mac Fly.

jeudi 20 septembre 2007

Nouveau Casino

Dans le couloir, face à la porte noir qui mène au coeur du club, je ressens la pulsation des basses résonner dans ma cage thoracique. Un dernier moment de réflexion sur la violence de l'instant qui vient d'avoir lieu, une dernière pensée avant de tout oublier, une fois ce diaphragme passé. Les entrailles de la nuit m'attendent.

Happé par la chaleur et l'abrasivité des basses, je me dirige directement vers le comptoir lumineux du bar y sont agglutinées tous ces globules qui, dans un flux continu,
vont et viennent, approvisionner toutes ces muqueuses assoiffées, se déhanchant sur la piste. Les clubs sont devenus les cavernes des temps modernes. Bien que l'on y culbute plus grand monde, c'est bien là que les grognasses y sont attroupées.
Cette alternance de lumière et d'ombre sur ces si nombreux visages symbolise ce jeu de cache-cache auxquels nous nous livrons quotidiennement. Je te vois, tu ne me vois pas, nous nous devinons dans l'obscurité momentané, ah une lumière, je ne te regarde plus, obscurité, on se touche, lumière, on se regarde mais pas trop longtemps, il fait noir, embrassons nous. La logique est simple, l'écoeurement inconscient éprouvé pour les uns les autres est tel que le contact intellectuel doit être réduit au minimum. Baisons dans le noir, cela suffira. Les clubs sont symptomatiques des rapports que nous entretenons avec les autres.

Une unique envie. Boire, me déchirer jusqu'à cet état de perdition, où le goût des choses et leurs différences se seront dissipés dans une anesthésie mentale et morale. Ces derniers mois, peines et déceptions se sont progressivement accumulées comme de fines particules de poussières. Un besoin de boire comme un besoin de s'extirper de cet
état étouffant, de quitter ce passé qui sous l'épreuve du temps, s'écroule dans un nuage d'amertume. Arythmie amicale. La désillusion du moment disparaît devant l'impitoyabilité du vide. Le malaise s'accentue avec ces Whisky-Coca que j'enchaîne mécaniquement. Une signature, un verre, un sourire. Au milieu de tous, je perd pied avec la réalité, ce besoin de bonheur social s'est transformé en un désir insatisfiable. Plus rien ne me retient réellement. Je me noie dans cet alcool qui m'entraîne dans la masse de tous ces corps enchevêtrés jouissant de superficialité. La prise de conscience est latente. Je ne pense plus à rien, les yeux fermés, je me laisse balayer par le souffle des basses et la viscosité de tous ces corps en mouvement. Ma tete vacille incessamment d'un état d'euphorie à celui de perditionet mes oreilles bourdonnent sous le poids des basses martelant la nécessité d'une renaissance.

L'anéantissement d'une de ces rares amitiés fait place, dans l'anonymat de la nuit, à un silence chaotique dont le contraste avec le vacarme ambiant, sonne le deuil d'une jeunesse déchue. Tous ces endroits si familiers sont à nouveau repeint du voile de l'inconnu. Je n'appartiens plus à ces endroits qui m'ont vu émerger. Orphelin. Il est 6h, je suis bourré et je sais qu'au plus profond de moi, quelque chose a, à jamais, changé.

mardi 18 septembre 2007

Prison Break

Chères spectatrices et chers spectateurs, après plusieurs mois passés dans la colloque, le porc autrichien, serveur dans un restaurant gastronomique, nous a malheureusement quitté. J'en vois certains déçu par cette terrible annonce, mais ne vous en faites pas car nous avons un nouvel arrivant parmis nous qui à mon avis comblera largement le vide crée par le départ précipité du Schwein aus Wien.

Dans la vie, on nous apprend à
être tolérant, à accepter que nous ne suivons pas tous des chemins exemplaires et que nous avons tous d'une certaine maniere le droit à l'erreur. Notre nouvel arrivant fait parti de ces gens qui ont connus des difficultés dans la vie et qui ont un jour gravement fauté. De nombreux noms sont souvent donnés aux gens dont font parti notre nouvel arrivant. On parle souvent de repris de justice ou de criminel. Oui, notre nouvel arrivant sort tout juste de prison et s'appelle Reto. Pour faciliter sa réinsertion, il a ainsi décidé de participer à la vie de notre merveilleuse collocation. Mais n'ayez pas peur, la grosse bertha et moi avons entièrement confiance dans le système judiciaire de notre pays d'adoption.

Ayant purgé sa peine et payé sa dette
auprès de la société, il est moralement et judiciairement redevenu un honnête citoyen qui mérite notre total respect et confiance. Surtout qu'il ecoute Brian Adams.
Des lois contre la
récidive ici? Pas la peine!

Après la tchèque dont le métier de dominatrice m'a récemment été révélé par la grosse bertha, plus de doute, j'habite bien dans un véritable freak show. Je commence à me demander, combien de temps encore avant l'arrivée d'un acteur de X, d'un pédophile ou de Ben Laden?