Cela fait maintenant cinq jours que je suis arrivé a koroni. Le confort relatif qui est mien fait que j'entame chacune de mes journées en véritable sauvage, émergeant chaque matin de ma tente recouvert de sable, l'haleine fetide et la barbe grattant.
La mer me faisant face est la seule qui me soit le tant soit peu accueillante dans cette solitude devenu constante. Malgré tous mes efforts, je ne peux l'honorer en la penetrant completement, gardant pied à tout moment mais je m'y baigne chaque matin dans l'espoir de pouvoir surmonter cette peur ridicule de me faire happer. Alors l'apres-midi, je regarde les quelques nageurs téméraires d'octobre s'aventurer bien loin, trop loin des rivages, pour ma faible tolérance à la profondeur. Parmis ces nageurs, il y a toujours ces trois mêmes filles allemandes, aux physiques merveilleux, de ceux dont je n'ai que trop peu gouté par le passé, ce qui m'a depuis laissé, un leger gout d'amertume, celui-même qui s'accompagne avec la prise de conscience que l'on est en train de passer à cote de la vie, de la regarder comme l'on feuillette un magasine en papier glacé.
Quand je les vois nager au loin, pleine d'enthousiasme, bravant les deferlantes continues de vagues, je ne peux me défaire de la sensation que cette peur insencée des profondeurs et des monstres, symbolise avec une cruelle objectivite mon incapacite à la jouissance, aux plaisirs simples de la vie alors que ceux-ci sont finalement si proches. C'est comme si la vie, venait me provoquer frontalement pour me pousser à les rejoindre, à me sortir de la torpeur prenant progressivement controle de mon existence, une derniere fois avant de m'abandonner, une bonne fois pour toute, dans une décrépitude accélérée.
De mes journees, les seules obligations auxquelles je dois abvenir sont d'ordre ethyllique, afin d'égayer ces soirées de solitude à contempler le vide et ne penser à rien. C'est en ces nymphes ethyles, porteuses de hardise et espoirs, que reposent mes veritables distractions.
Une nouvelle fois, ce soir pendant que tout le monde sera dans les bars de koroni à partager ces moments de convivialité nécéssaire à une vie sociale équilibrée, je serai bourré à chanter Pink Floyd sur la plage, dans l'obscurité la plus totale, sans que personne ne puisse m'entendre, et me baigner, à defaut de me noyer, nu sans que personne ne puisse me voir. C'est peut-etre ca, la liberte absolue.
Ma barbe oÙ l'on y percoit maintenant des teintes rousses, me va de mieux en mieux.
mardi 7 octobre 2008
lundi 29 septembre 2008
Toutes les histoires menent à Rome
En partant une nouvelle fois, seul, le sac sur le dos, je m'en vais barouder où vents et marees me meneront . Cela, dans le seul but de me retrouver confronter à l'imprévu, de rencontrer d'éphémeres compagnons de fortune avec qui partager un peu de folie durant ces 3 semaines. Juste donner un parfum particulier à cette escapade, ou plutot Odyssee vu que je pars pour les Hellenes.
Premiere étape, Rome.
En arrivant à Roma Termini, j'étais malgés moi, pris d'une soudaine irruption de nostalgie, de souvenirs aujourd'hui bien lointain, s'étant produient sur les quais de cette même gare. Ils refaisant surface, probablement une dernière fois, avant de partir pour de bon rejoindre un recoin de ma mémoire déclinante, se fossiliser une bonne fois pour toute. Je l'esperais. Moi qui était parti afin de me libérer de mon quotidien et du passé, cela commencait bien, me disais-je.
Mon train ne partant qu'à minuit, j'avais le temps de profiter de Rome et manger dans un bon restaurant. La difficulté à Rome comme dans toute ville touristique est de savoir où. La profusion d'endroits minables à l'affût du moindre centime étranger rend la tâche difficile. Apres une recherche plus longue que prévue, je me décidais pour la terrasse d'une trattoria en dehors des sentiers battus touristiques de la ville aux 7 collines.
Demi bouteille de vin afin d'être raisonnable, melone e prosciutto en entrée. Je prenais le temps d'apprécier ce moment de repos quand arrivit une grande fille blonde au physique comme on en trouve pas dans ce pays de petites brunes boulottes. A ma grande surprise, elle vint s'assoir à la table en face de moi. Je levais les yeux en direction de Venus plein de gratitude.
J'attendais à tout moment voir son copain se joindre à elle, vu qu'il est connu que toutes les belles filles sont déjà prises, mais personne ne vint. Je levais une nouvelle fois les yeux vers Venus et vis l'étoile du nord cligner. Elle venait aussi manger solo. Que pouvait-elle bien faire seule a Rome? commencait-elle ses vacances? Repartait-elle demain? Tout plein de questions me venaient à l'esprit. Il en faut peu pour que l'esprit redevienne fertile. L'étendue du spectre des possibilités dans la vie est d'une très grande élasticité. Je repenssais de suite à toutes les situations similaires auxquels j'eus affaire par le passé pour savoir comment initier le contact. Puis on s'échangea un très court regard comme pour notifier que l'on avait remarqué la présence de l'autre. Malgre l'éphémérité de l'instant, je ressentis une de ces étincelles, celles qui durent une fraction de seconde mais que l'on rejoue sans cesse dans sa tete. Depuis que j'étais passé au stade de mort vivant, pardon, depuis que j'avais commencé à travailler, ce genre de rencontre était devenue une chose du passé. Mes dernières rencontres n'étaient au final que des business meeting déguisés en moment de pseudo complicité que l'on appelle "date", ce truc "made in america" qui a accéléré la transformation de générations de femmes en grosses connasses imbus d'elles-même. "Thanks but no thanks".
Si le sexe est considéré comme une faveur faite à l'autre, comme une simple commodité, comment voulez-vous que la relation ne devienne que de simples transactions à implication émotionelle minimale, faisant ainsi passer l'homme pour un simple négociateur cumulateur de (ri)fesse. La surrégulation féminine a tué le bon fonctionnement et la spontanéité du désir physique qui est par ailleurs l'unique chemin à l'amour, le véritable. J'ai toujours plus aimé, éperdument même, les filles qui me ramenaient à ma primalité la plus basse, que celles qui au nom des bonnes moeurs morales, interdisaient le moindre écart.
Un mélange d'excitation et de doute se diffusait jusqu'à l'extrémité de chacun de mes membres. Une très légère sensation de stress progressivvement m'envahissait, ce stress qui vous pousse au culot, qui vous empêche de ne rien faire sous peine de s'accabler jusqu'à l'enterrement face à sa propre nullite. Plus jeune, j'avais trop connu cela pour aujourd'hui retomber dans ce même travers.
Avec le mois d'octobre frappant à la porte, les soirées s'étaient quelque peu rafraichie sur Rome, poussant un couple de jeunes à se précipiter à l'interieur, fort probablement suite aux ordres de madame. Suite à ce brusque départ, elle me regarda en faisant une moue pleine d'incomprehension et de surprise, le tout agrémenté d'un léger sourire.
L'opportunité attendue venait de se présenter.
-"They're already an old couple, no matter how young they can look" lui disais-je pour engager la conversation de maniere moins marceau-esque puis je lui demanda dans la foulee
-"Where are you from?"
-"New Zealand", qu'elle accompagna d'un signe de rapprochement de la main. Et voila comment je me retrouvis invité à sa table. Que ces moments de spontanéité sont agréables.
On commenca donc a faire connaissance autour de nos 2 demi bouteilles de vin. Il y a des détails dont on ne soupconne pas suffisament la portée. Elle s'appellait Sara, 28 ans, ancienne mannequin reconvertie comédienne, elle ne manquait pas d'exubérance et prenait un léger mais malin plaisir à allumer la gente masculine. La trentaine approchait, cela se sentait.
Son tour de charme sur les serveurs italiens étaient aussi cruel que tenir une carotte devant un âne afin de le faire marcher. Pauvres hommes méditerranéens, autant attirés par les blondes, que les moustiques par la lumière.
-"They love me", me dit-elle. Elle s'en amusait et convaint un des serveur d'aller lui chercher des cigarettes deux rues plus loin. Elle se disait etre une "bitch" mais je la rassurais sur le fait que cela ne durerait pas et qu'il etait normal qu'elle en profite car d'ici quelques annees le rapport de force se sera inversé.
-"Fuck off!....but you're right"
on se connaissait depuis à peine 30 minutes et il y avait deja une certaime familiarité qui s'était installé entre nous deux. un debut de complicite dont j'etais plutot fier. On s'échangeait à présent de long et profonds regard dans les yeux de l'autre. Elle en devenait encore plus belle. Une grande rarété quand je ne peux constater les régiments de connasses qui peuplent nos grandes villes. Nous continuions à boire et parler mais j'étais face à un choix quelque peu cornelien. Elle ou le train pour Bari, la Grèce avec ses plages de sable fin, son eau bleu turquoise et ses forets calcinées . Le choix s'imposait de lui-meme mais il me fallait bien lui annoncer que je n'étais sences etre à Rome que le temps de quelques heures et que si je restais, je n'aurais nulle part oÙ dormir. N'ayant pas de contraintes d'ordre géographique ou temporelles, je pouvais retarder mon arrivée en Grèce pour continuer la soirée dans un bar, à enchainer les shots et au plus grand hazard, se retrouver un peu plus tard au petit matin, l'un sur l'autre, transpirant et essouflés. D'ailleurs, avec l'alcool ca ne rate jamais. En lui expliquant ma situation, je pouvais voir dans ses yeux qu'elle se jouait exactement le même film que moi, à quelques détails d'ordre sexuels près. Pourquoi se contraindre à terminer une soirée qui se passe si bien? Sont-elles si fréquentes que l'excitation ressentie y est quasie nulle?
Sans etre réticente à l'idée, cela signifiait qu'en restant, j'étais déstiné à dormir dans sa chambre, transformant ainsi une éventualité certaine en certitude.
Ce petit détail fut fatal à cette plaisante surprise nocturne qui se profilait car avec les femmes, tout est dans la nuance et le suggéré. En perdant cette liberté, toute relative, de choisir de la realisation ou non de la finalité, le jeu d'attrappe souris prenait brutalement fin.
C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ses rencontres éphémères, la spontanéité du désir. Ce soir-la fut le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire.
Peut-être aurais je du ne rien dire, manquer légèrement d'honnêteté et la mettre devant le fait accompli. Je doute qu'elle aurait rechignée. J'en suis même certain. On sait tous trop bien à quel point l'indécision féminine peut être un obstacle aux envies des deux partenaires. Une réminescence de l'éducation paternelle.
Me voila donc en Grèce. Les filles y sont aussi moches qu'en Italie, ca promet.
P.S : les gens y sont tres sympas
Premiere étape, Rome.
En arrivant à Roma Termini, j'étais malgés moi, pris d'une soudaine irruption de nostalgie, de souvenirs aujourd'hui bien lointain, s'étant produient sur les quais de cette même gare. Ils refaisant surface, probablement une dernière fois, avant de partir pour de bon rejoindre un recoin de ma mémoire déclinante, se fossiliser une bonne fois pour toute. Je l'esperais. Moi qui était parti afin de me libérer de mon quotidien et du passé, cela commencait bien, me disais-je.
Mon train ne partant qu'à minuit, j'avais le temps de profiter de Rome et manger dans un bon restaurant. La difficulté à Rome comme dans toute ville touristique est de savoir où. La profusion d'endroits minables à l'affût du moindre centime étranger rend la tâche difficile. Apres une recherche plus longue que prévue, je me décidais pour la terrasse d'une trattoria en dehors des sentiers battus touristiques de la ville aux 7 collines.
Demi bouteille de vin afin d'être raisonnable, melone e prosciutto en entrée. Je prenais le temps d'apprécier ce moment de repos quand arrivit une grande fille blonde au physique comme on en trouve pas dans ce pays de petites brunes boulottes. A ma grande surprise, elle vint s'assoir à la table en face de moi. Je levais les yeux en direction de Venus plein de gratitude.
J'attendais à tout moment voir son copain se joindre à elle, vu qu'il est connu que toutes les belles filles sont déjà prises, mais personne ne vint. Je levais une nouvelle fois les yeux vers Venus et vis l'étoile du nord cligner. Elle venait aussi manger solo. Que pouvait-elle bien faire seule a Rome? commencait-elle ses vacances? Repartait-elle demain? Tout plein de questions me venaient à l'esprit. Il en faut peu pour que l'esprit redevienne fertile. L'étendue du spectre des possibilités dans la vie est d'une très grande élasticité. Je repenssais de suite à toutes les situations similaires auxquels j'eus affaire par le passé pour savoir comment initier le contact. Puis on s'échangea un très court regard comme pour notifier que l'on avait remarqué la présence de l'autre. Malgre l'éphémérité de l'instant, je ressentis une de ces étincelles, celles qui durent une fraction de seconde mais que l'on rejoue sans cesse dans sa tete. Depuis que j'étais passé au stade de mort vivant, pardon, depuis que j'avais commencé à travailler, ce genre de rencontre était devenue une chose du passé. Mes dernières rencontres n'étaient au final que des business meeting déguisés en moment de pseudo complicité que l'on appelle "date", ce truc "made in america" qui a accéléré la transformation de générations de femmes en grosses connasses imbus d'elles-même. "Thanks but no thanks".
Si le sexe est considéré comme une faveur faite à l'autre, comme une simple commodité, comment voulez-vous que la relation ne devienne que de simples transactions à implication émotionelle minimale, faisant ainsi passer l'homme pour un simple négociateur cumulateur de (ri)fesse. La surrégulation féminine a tué le bon fonctionnement et la spontanéité du désir physique qui est par ailleurs l'unique chemin à l'amour, le véritable. J'ai toujours plus aimé, éperdument même, les filles qui me ramenaient à ma primalité la plus basse, que celles qui au nom des bonnes moeurs morales, interdisaient le moindre écart.
Un mélange d'excitation et de doute se diffusait jusqu'à l'extrémité de chacun de mes membres. Une très légère sensation de stress progressivvement m'envahissait, ce stress qui vous pousse au culot, qui vous empêche de ne rien faire sous peine de s'accabler jusqu'à l'enterrement face à sa propre nullite. Plus jeune, j'avais trop connu cela pour aujourd'hui retomber dans ce même travers.
Avec le mois d'octobre frappant à la porte, les soirées s'étaient quelque peu rafraichie sur Rome, poussant un couple de jeunes à se précipiter à l'interieur, fort probablement suite aux ordres de madame. Suite à ce brusque départ, elle me regarda en faisant une moue pleine d'incomprehension et de surprise, le tout agrémenté d'un léger sourire.
L'opportunité attendue venait de se présenter.
-"They're already an old couple, no matter how young they can look" lui disais-je pour engager la conversation de maniere moins marceau-esque puis je lui demanda dans la foulee
-"Where are you from?"
-"New Zealand", qu'elle accompagna d'un signe de rapprochement de la main. Et voila comment je me retrouvis invité à sa table. Que ces moments de spontanéité sont agréables.
On commenca donc a faire connaissance autour de nos 2 demi bouteilles de vin. Il y a des détails dont on ne soupconne pas suffisament la portée. Elle s'appellait Sara, 28 ans, ancienne mannequin reconvertie comédienne, elle ne manquait pas d'exubérance et prenait un léger mais malin plaisir à allumer la gente masculine. La trentaine approchait, cela se sentait.
Son tour de charme sur les serveurs italiens étaient aussi cruel que tenir une carotte devant un âne afin de le faire marcher. Pauvres hommes méditerranéens, autant attirés par les blondes, que les moustiques par la lumière.
-"They love me", me dit-elle. Elle s'en amusait et convaint un des serveur d'aller lui chercher des cigarettes deux rues plus loin. Elle se disait etre une "bitch" mais je la rassurais sur le fait que cela ne durerait pas et qu'il etait normal qu'elle en profite car d'ici quelques annees le rapport de force se sera inversé.
-"Fuck off!....but you're right"
on se connaissait depuis à peine 30 minutes et il y avait deja une certaime familiarité qui s'était installé entre nous deux. un debut de complicite dont j'etais plutot fier. On s'échangeait à présent de long et profonds regard dans les yeux de l'autre. Elle en devenait encore plus belle. Une grande rarété quand je ne peux constater les régiments de connasses qui peuplent nos grandes villes. Nous continuions à boire et parler mais j'étais face à un choix quelque peu cornelien. Elle ou le train pour Bari, la Grèce avec ses plages de sable fin, son eau bleu turquoise et ses forets calcinées . Le choix s'imposait de lui-meme mais il me fallait bien lui annoncer que je n'étais sences etre à Rome que le temps de quelques heures et que si je restais, je n'aurais nulle part oÙ dormir. N'ayant pas de contraintes d'ordre géographique ou temporelles, je pouvais retarder mon arrivée en Grèce pour continuer la soirée dans un bar, à enchainer les shots et au plus grand hazard, se retrouver un peu plus tard au petit matin, l'un sur l'autre, transpirant et essouflés. D'ailleurs, avec l'alcool ca ne rate jamais. En lui expliquant ma situation, je pouvais voir dans ses yeux qu'elle se jouait exactement le même film que moi, à quelques détails d'ordre sexuels près. Pourquoi se contraindre à terminer une soirée qui se passe si bien? Sont-elles si fréquentes que l'excitation ressentie y est quasie nulle?
Sans etre réticente à l'idée, cela signifiait qu'en restant, j'étais déstiné à dormir dans sa chambre, transformant ainsi une éventualité certaine en certitude.
Ce petit détail fut fatal à cette plaisante surprise nocturne qui se profilait car avec les femmes, tout est dans la nuance et le suggéré. En perdant cette liberté, toute relative, de choisir de la realisation ou non de la finalité, le jeu d'attrappe souris prenait brutalement fin.
C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ses rencontres éphémères, la spontanéité du désir. Ce soir-la fut le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire.
Peut-être aurais je du ne rien dire, manquer légèrement d'honnêteté et la mettre devant le fait accompli. Je doute qu'elle aurait rechignée. J'en suis même certain. On sait tous trop bien à quel point l'indécision féminine peut être un obstacle aux envies des deux partenaires. Une réminescence de l'éducation paternelle.
Me voila donc en Grèce. Les filles y sont aussi moches qu'en Italie, ca promet.
P.S : les gens y sont tres sympas
dimanche 28 septembre 2008
le feta, le minotaure et moi
Vingt, trente ou quarante, je n'ai aucune idee du nombres d'heures de trajet qu'il m'a fallu pour arriver a destination, car j'ai arrete depuis bien longtemps de les compter. De toutes facon, je n'ai que trop d'heures dont je ne saisvraiment quoi faire.
Me voila enfin sur la plage, exactement comme je l' imaginais depuis de trop nombeux mois face a mes 5 ecrans, regardant dans le vide, alors que les marches s'effondraient inexorablement aux sons des cris de coleres de mon senior et devant mon indifference la plus totale. J'etais blindes de put et gorges de vega. Honnetement, j'aurai pu ne pas venir pendant un mois, juste cloturer mes positions a mon retour et gentillement attendre la fin de l'annee. En gros, j'aurai pu demander a prendre 6 mois de conger afin d'attendre le cheque de debut d'annee des RH. Malheuresement, meme la profession d'operateur de marche aussi individualiste soit elle et ou l'ardeur au travail n'a aucune correlation sur ses performances, a ses contraintes administratives et ses regles d'ethiques professionnelles a respecter. Il faut continuer a faire semblant de travailler, en utilisant pleins de mots pseudos savants pour convaincre de l'extreme complexicite du metier. Dans le milieu, c'est une pratique bien repandue.
Quoi de plus gratifiant que de voir les yeux des gens s'agrandir a l'entente du mot magique, trader, trahissant une certaine admiration, quelque soit leurs aprioris negatifs, qui n'est autre que la jalousie d'une emancipation anticipee hors de portee. c'est malheureux a dire mais ca fait rever la concierge de plus de 50 ans et toutes les tranches d'ages inferieurs alors qu'au final, on fait ce metier dans l'unique but d'atteindre ses avides fins veinales et non pour l'interet intellectuel d'acheter et de vendre des combinaisons de 0 et de 1 suite aux cliques effectues sur sa souris. Il faut l'avouer, celui-ci est tres limite, je dirai meme inexistant car au final, tout ne repose que sur le hazard ou plus vulgairement, sur la chance. A qui le tour?
Je commence ainsi mes 3 semaines de vacances, deconnecte de tout a dormir sous une tente, a ne rien faire, a me laisser pousser la barbe, a ne pas me laver, a tout simplement revenir a l'etat primaire. Enfin vivre comme un sauvage. Je vais enfin avoir un avant-gout de la futilite de ma non-vie. Ces vacances vont mettre un point d'honneur a prouver l'unitilite de ma presence sur terre.
Je m'acheterais peut-etre un troupeau de chevres.
Me voila enfin sur la plage, exactement comme je l' imaginais depuis de trop nombeux mois face a mes 5 ecrans, regardant dans le vide, alors que les marches s'effondraient inexorablement aux sons des cris de coleres de mon senior et devant mon indifference la plus totale. J'etais blindes de put et gorges de vega. Honnetement, j'aurai pu ne pas venir pendant un mois, juste cloturer mes positions a mon retour et gentillement attendre la fin de l'annee. En gros, j'aurai pu demander a prendre 6 mois de conger afin d'attendre le cheque de debut d'annee des RH. Malheuresement, meme la profession d'operateur de marche aussi individualiste soit elle et ou l'ardeur au travail n'a aucune correlation sur ses performances, a ses contraintes administratives et ses regles d'ethiques professionnelles a respecter. Il faut continuer a faire semblant de travailler, en utilisant pleins de mots pseudos savants pour convaincre de l'extreme complexicite du metier. Dans le milieu, c'est une pratique bien repandue.
Quoi de plus gratifiant que de voir les yeux des gens s'agrandir a l'entente du mot magique, trader, trahissant une certaine admiration, quelque soit leurs aprioris negatifs, qui n'est autre que la jalousie d'une emancipation anticipee hors de portee. c'est malheureux a dire mais ca fait rever la concierge de plus de 50 ans et toutes les tranches d'ages inferieurs alors qu'au final, on fait ce metier dans l'unique but d'atteindre ses avides fins veinales et non pour l'interet intellectuel d'acheter et de vendre des combinaisons de 0 et de 1 suite aux cliques effectues sur sa souris. Il faut l'avouer, celui-ci est tres limite, je dirai meme inexistant car au final, tout ne repose que sur le hazard ou plus vulgairement, sur la chance. A qui le tour?
Je commence ainsi mes 3 semaines de vacances, deconnecte de tout a dormir sous une tente, a ne rien faire, a me laisser pousser la barbe, a ne pas me laver, a tout simplement revenir a l'etat primaire. Enfin vivre comme un sauvage. Je vais enfin avoir un avant-gout de la futilite de ma non-vie. Ces vacances vont mettre un point d'honneur a prouver l'unitilite de ma presence sur terre.
Je m'acheterais peut-etre un troupeau de chevres.
samedi 9 février 2008
Repetition generale
Alors, je suis alle me poser dans ce bar que j'avais repere depuis quelque temps. J'avais tout un apres midi emprunt d'ennui et de tristesse aussi à noyer. Pour cela, j'ai lu le bouquin le plus deprimant de michel Houellebecque, Extention du domaine de la lutte. Une trentaine de page et je me dis que l'on a pas le droit d'ecrire des bouquins pareil. J'ai sombré au fil des pages en meme temps que le personnage. En meme temps, j'echangeais avec une blonde assise en face de nombreux regards genes agreementes de quelques esquisses de sourires. J'ai garde mon regard desabuse et elle s'est naturellement desinteressee. Il y a pas si longtemps, je lui aurai souri en retour. J'ai tellement perdu l'habitude de rencontrer des filles dans des contextes impromptus, que chaque centieme de secondes de reciprocite du regard, fait battre la chamade à mon coeur, une sensation de bien etre, de vie auxquel j'ai perdu mon accoutumence. Si delicieux, j'aurai voulu que cela dure continuellement. Je ressens une grande part de regret, mais cela fut necessaire car elle a reveille en moi, si ce n'est pas elle, cela sera une autre.
lundi 22 octobre 2007
Chaises Musicales
J'ai parfois l'impression, chaque jour de mon manège quotidien, de tourner en rond, dans l'attente d'un changement de perspective. Un sentiment de Deja-vu, une vingtaine d'années plus tard, "Maman, encore un autre tour, dans l'avion là-bas". Toujours cette envie de changement qui nous anime, bien que conscient de l'absurdité de la demande, la désillusion étant déjà annoncée. Chacun des engins étaient tout aussi cloués au sol que nous l'étions, mais l'on gardait toujours l'espoir que cette prochaine fois serait différente, qu'on serait rempli d'un irrésistible sentiment de satisfaction, d'espoir. Fantaisie et fantasme d'une autre vie d'un gamin de 4 ans. Je pris vite conscience que je risquais d'être aussi malheureux que les gens qui marchaient dans la rue. Il y avait l'imaginaire et la réalité. L'un était source d'espoir, l'autre l'asséchait.
Transition
Avec les années, le manège s'est transformé en jeu des chaises musicales, à courir comme ces gamins que nous étions, autour de chaises en plastique, nerveux, à l'idée que la musique puisse soudainement s'arrêter. Lorsque la musique déroulait, nous courions. Vite ou lentement, cela importait peu. Nous trouverions tous refuge sur une de ces chaises restantes hormis pour l'un d'entre nous qui serait automatiquement éliminé. Son cas ne nous intéresserait plus, il rejoindrait la longue liste de ces gens malheureux à laquelle on voulait à tout prix échapper. Nous étions aussi différents les uns les autres que nombreux, avec nos propres débuts d'avis sur la conception de la vie, nos premières aspirations et désirs mais l'espace d'un instant, nous partagions dans ce même élan de jeunesse, un moment de rigolade, où chacun d'entre nous courait, en rond, autour de ces chaises se présentant comme autant de perspectives, de futurs différents.
Aujourd'hui, on tourne toujours,mais autour de nombreuses possibilités professionnelles et sociales, aux futurs a priori différents. On aimerait tout connaître, tout faire, tout réussir comme si cela nous ouvrirait les portes du bonheur. A entendre la vie m'être une énième fois compté par un étranger, la vie se répète comme un disque rayé et il est indéniable que toutes ces possibilités de vie sont aussi semblables que toutes ces chaises blanches en plastique autour desquels on courait. Vaines agitations frénétiques.
Cela va faire une semaine qu'avec la Grosse Bertha, nous baisons. Il est évident qu'aujourd'hui perdu dans le même pays, dans cette même incertitude, nous vivons un de ces moments de transition. Hésitations sur la future destination à prendre. Toute aussi banal l'une que l'autre. A partager la même incertitude, nous partageons le même lit. Entente amicale. Une fois cette période transitoire de nos vies terminée, chacun reprendra sa route.
La musique vient de s'arrêter, vite, un siège.
Transition
Avec les années, le manège s'est transformé en jeu des chaises musicales, à courir comme ces gamins que nous étions, autour de chaises en plastique, nerveux, à l'idée que la musique puisse soudainement s'arrêter. Lorsque la musique déroulait, nous courions. Vite ou lentement, cela importait peu. Nous trouverions tous refuge sur une de ces chaises restantes hormis pour l'un d'entre nous qui serait automatiquement éliminé. Son cas ne nous intéresserait plus, il rejoindrait la longue liste de ces gens malheureux à laquelle on voulait à tout prix échapper. Nous étions aussi différents les uns les autres que nombreux, avec nos propres débuts d'avis sur la conception de la vie, nos premières aspirations et désirs mais l'espace d'un instant, nous partagions dans ce même élan de jeunesse, un moment de rigolade, où chacun d'entre nous courait, en rond, autour de ces chaises se présentant comme autant de perspectives, de futurs différents.
Aujourd'hui, on tourne toujours,mais autour de nombreuses possibilités professionnelles et sociales, aux futurs a priori différents. On aimerait tout connaître, tout faire, tout réussir comme si cela nous ouvrirait les portes du bonheur. A entendre la vie m'être une énième fois compté par un étranger, la vie se répète comme un disque rayé et il est indéniable que toutes ces possibilités de vie sont aussi semblables que toutes ces chaises blanches en plastique autour desquels on courait. Vaines agitations frénétiques.
Cela va faire une semaine qu'avec la Grosse Bertha, nous baisons. Il est évident qu'aujourd'hui perdu dans le même pays, dans cette même incertitude, nous vivons un de ces moments de transition. Hésitations sur la future destination à prendre. Toute aussi banal l'une que l'autre. A partager la même incertitude, nous partageons le même lit. Entente amicale. Une fois cette période transitoire de nos vies terminée, chacun reprendra sa route.
La musique vient de s'arrêter, vite, un siège.
mercredi 3 octobre 2007
Instant professionnel
Il est 8h15, j'arrive dans la salle, un papier avec quelques lignes soulignées trône sur mon desk. Mon boss me regarde.
"Tu n'aurais pas oublie de faire quelque chose hier avant de partir?"
Je regarde la feuille. Merde, j'ai oublie de faire un ticket.
Je me fais sermonner pendant 10 minutes, sur le sérieux, l'attention au détail, la motivation.
Toutes ces qualités requises et indispensables dans mon domaine que je ne possède pas. Je reste néanmoins surpris par le calme de mon boss. "Yesterday, I was so pissed". Je baisse les yeux, bafouille quelques phrases de déception vis a vis de moi même. Je joue la honte .
Une nouvelle remontrance sur mon éthique de travail. J'arrive de moins en moins a faire semblant, Je m'en fous de toute façon, je m'en irai bientôt.
"Tu n'aurais pas oublie de faire quelque chose hier avant de partir?"
Je regarde la feuille. Merde, j'ai oublie de faire un ticket.
Je me fais sermonner pendant 10 minutes, sur le sérieux, l'attention au détail, la motivation.
Toutes ces qualités requises et indispensables dans mon domaine que je ne possède pas. Je reste néanmoins surpris par le calme de mon boss. "Yesterday, I was so pissed". Je baisse les yeux, bafouille quelques phrases de déception vis a vis de moi même. Je joue la honte .
Une nouvelle remontrance sur mon éthique de travail. J'arrive de moins en moins a faire semblant, Je m'en fous de toute façon, je m'en irai bientôt.
lundi 1 octobre 2007
Ainsi si font font font les petites marionnettes
Depuis quelques semaines, mes relations avec la Grosse Bertha, lesquels étaient initialement désintéressées, ont pris un tournant pour le moins intriguant. Alors qu'à l'époque, nous ne nous parlions jamais, elle m'a fait part de son appréciation pour ma personne. Une question de feeling féminin, selon elle. Depuis ce moment-là nos rapports se sont progressivement resserrés. Vendredi soir, l'intimité de ce rapport a passé une nouvelle étape sur l'échelle du réchauffement.
Pour la décrire, je dirai qu'elle correspond assez bien à l'idée que je me suis toujours faite de ce que pouvait être une très belle femme, une fois "l'âge de la Connasse" dépassée. Ces femmes qui sous l'épreuve du temps révèlent pleinement toute la beauté de leur charme. (Cela battra toujours le ferme fessier de n'importe quelle gamine de vingt ans. C'est comme comparer du grand vin avec du vodka redbull, c'est indécent). La Grosse Bertha est une femme qui malgré toute la légèreté que lui confère son allure, inspire ce sentiment de volupté de part la générosité et la parfaite proportion de ses formes. La finesse angélique de ses traits fins est contrastée par le sulfure de ses cheveux roux mi-long attachés comme ceux de Brigitte Bardot. Elle symbolise assez bien le concept de "vierge et putain", qui n'est autre que celui de la Femme. C'est cette feminité qui me plaît chez elle. Elle réveille et attise chez moi chaque composante de ma masculinité. Quelque peu la sensation d'être "Homme des cavernes".
M'apprêtant à sortir, je la vois, un verre à la main, discuter dans le couloir avec l'autre colloc allemande.
"Je vais dans un bar à coté, tu veux venir?"
On se regarde deux bonnes secondes, les multiples possibilités d'une sortie nous traversant l'esprit.
"Donne moi 5mn, j'arrive, mais qu'une heure et demi."
La conjecture actuelle nous fait interagir dans une certaine confusion. Alors que de nombreuses personnes essayeraient, sans scrupules, de faire évoluer ce rapport vers un lit, mon désir de quitter le pays, notre différence d'âge (et le fait qu'elle soit divorcée) créait une certaine gène se traduisant par une distance d'ordre diplomatique. Baiser c'est bien, mais éviter de se jouer de la personne, pour arriver à cette vaine finalité, c'est mieux.
Nous allons ainsi dans le bar que je fréquente chaque vendredi soir, une sorte de repère jazzy pour trentenaires aisés. Lumière tamisée, décor en bois verni, siège en cuire, on y trouve de nombreuses personnes discutant autour de verre de vin et de bière. Un nid à bobo. Là, nous y buvons, parlons de sujets aussi vains que nécessaires et perdons nos mains sur les cuisses de l'autre. Le temps passe. Il y a une fluidité du rapport qui s'est installé entre nous, une compréhension de l'un pour l'autre, dans le fond assez rare, dois-je avouer. Un naturel dans l'échange que je n'ai pas connu depuis bien longtemps.
Toute la difficulté est de ne pas tomber dans ce piège que son inconscient pose à chaque homme rencontré, celui de croire que son comportement communique à chaque mâle cette envie de se faire sauter. Pour la séduire, il faut la prendre à contre-courant, la laisser mariner. Des hommes, elle n'a pas besoin d'en chercher.
Les heures passent et les verres aussi. A 1h, nous décidons de partir en taxi pour un club, où l'on y trouve une nouvelle fois que de trentenaires perdus. La musique y est évidemment pourrie car le trentenaire, qualitativement, se satisfait de peu. Les corps se rapprochent, les doigts s'entremelent, nous dansons. Ma main touche la forme arrondie de ses fesses, elle me regarde, la distance persiste, je n'insisterai pas. Nous sommes deux fruits que nous nous défendons de goûter. De cette interdiction morale découle un plaisir savoureux, la provocation de sensation endomorphesque suffit. Nous arrivons doucement à une jonction où soit tout cela se concrétisera en une relation aussi interdite que jouissive ou soit se brisera dans l'évitement le plus total.
Nous sommes de retour dans l'appart, il est 4h du matin. Elle m'embrasse légèrement sur la bouche comme pour me dire que cela n'ira jamais plus loin.
Le lien se tisse doucement, l'intrication des émotions fait naître un fragile sentiment qui ne grandira qu'au fil du partage d'expériences. Nous sommes entrés dans un jeu de séduction auxquels nous jouons de moins en moins pour de faux. Il y a néanmoins toujours une culpabilité morale qui persiste. Il n'y a, de toute façon, point de plaisir dans la facilite. On attendra que le temps fasse décanter la situation.
Pour la décrire, je dirai qu'elle correspond assez bien à l'idée que je me suis toujours faite de ce que pouvait être une très belle femme, une fois "l'âge de la Connasse" dépassée. Ces femmes qui sous l'épreuve du temps révèlent pleinement toute la beauté de leur charme. (Cela battra toujours le ferme fessier de n'importe quelle gamine de vingt ans. C'est comme comparer du grand vin avec du vodka redbull, c'est indécent). La Grosse Bertha est une femme qui malgré toute la légèreté que lui confère son allure, inspire ce sentiment de volupté de part la générosité et la parfaite proportion de ses formes. La finesse angélique de ses traits fins est contrastée par le sulfure de ses cheveux roux mi-long attachés comme ceux de Brigitte Bardot. Elle symbolise assez bien le concept de "vierge et putain", qui n'est autre que celui de la Femme. C'est cette feminité qui me plaît chez elle. Elle réveille et attise chez moi chaque composante de ma masculinité. Quelque peu la sensation d'être "Homme des cavernes".
M'apprêtant à sortir, je la vois, un verre à la main, discuter dans le couloir avec l'autre colloc allemande.
"Je vais dans un bar à coté, tu veux venir?"
On se regarde deux bonnes secondes, les multiples possibilités d'une sortie nous traversant l'esprit.
"Donne moi 5mn, j'arrive, mais qu'une heure et demi."
La conjecture actuelle nous fait interagir dans une certaine confusion. Alors que de nombreuses personnes essayeraient, sans scrupules, de faire évoluer ce rapport vers un lit, mon désir de quitter le pays, notre différence d'âge (et le fait qu'elle soit divorcée) créait une certaine gène se traduisant par une distance d'ordre diplomatique. Baiser c'est bien, mais éviter de se jouer de la personne, pour arriver à cette vaine finalité, c'est mieux.
Nous allons ainsi dans le bar que je fréquente chaque vendredi soir, une sorte de repère jazzy pour trentenaires aisés. Lumière tamisée, décor en bois verni, siège en cuire, on y trouve de nombreuses personnes discutant autour de verre de vin et de bière. Un nid à bobo. Là, nous y buvons, parlons de sujets aussi vains que nécessaires et perdons nos mains sur les cuisses de l'autre. Le temps passe. Il y a une fluidité du rapport qui s'est installé entre nous, une compréhension de l'un pour l'autre, dans le fond assez rare, dois-je avouer. Un naturel dans l'échange que je n'ai pas connu depuis bien longtemps.
Toute la difficulté est de ne pas tomber dans ce piège que son inconscient pose à chaque homme rencontré, celui de croire que son comportement communique à chaque mâle cette envie de se faire sauter. Pour la séduire, il faut la prendre à contre-courant, la laisser mariner. Des hommes, elle n'a pas besoin d'en chercher.
Les heures passent et les verres aussi. A 1h, nous décidons de partir en taxi pour un club, où l'on y trouve une nouvelle fois que de trentenaires perdus. La musique y est évidemment pourrie car le trentenaire, qualitativement, se satisfait de peu. Les corps se rapprochent, les doigts s'entremelent, nous dansons. Ma main touche la forme arrondie de ses fesses, elle me regarde, la distance persiste, je n'insisterai pas. Nous sommes deux fruits que nous nous défendons de goûter. De cette interdiction morale découle un plaisir savoureux, la provocation de sensation endomorphesque suffit. Nous arrivons doucement à une jonction où soit tout cela se concrétisera en une relation aussi interdite que jouissive ou soit se brisera dans l'évitement le plus total.
Nous sommes de retour dans l'appart, il est 4h du matin. Elle m'embrasse légèrement sur la bouche comme pour me dire que cela n'ira jamais plus loin.
Le lien se tisse doucement, l'intrication des émotions fait naître un fragile sentiment qui ne grandira qu'au fil du partage d'expériences. Nous sommes entrés dans un jeu de séduction auxquels nous jouons de moins en moins pour de faux. Il y a néanmoins toujours une culpabilité morale qui persiste. Il n'y a, de toute façon, point de plaisir dans la facilite. On attendra que le temps fasse décanter la situation.
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