dimanche 22 juillet 2007

Quand Je bois

Dieu sait combien de fois, nous nous sommes laissés bercer par le parfum insolent du vin.

Emportés dans un tourbillon de vide, nous voguions
fièrement vers de nouvelles contrées, les inquiétudes et les angoisses se dissolvant en poussières balayées par le vent. A nu face à nos destins, il nous offrait l'espace d'un instant, la lucidité d'un possible changement. Radical. L'enivrement, cette douce musique aux paroles amères, nous faisait espérer une vie comme on en lisait dans les livres, ôté du quotidien moribond à répéter sans cesse la même chose dans l'espoir d'un futur que l'on arrivait plus à imaginer.

Nous virevoltions, nous
éparpillions, nous déclinions en autant de versions que tous ces futurs envisageables. Il ne nous demandait pas de choisir, il nous les suggèrait dans un défilement frénétique savament dosé. Quand nos têtes se mettaient à trop tourner, comme dans un dernier sursaut de liberté, nos regards se posaient vers un horizon factice porteur d'un espoir éphémère. L'espace de quelques heures voguant vers cette destination, nous vivions, embourbés, dans une euphorie éthylique au palais exquis qui au petit matin, disparaîssait comme une promesse non tenue

samedi 21 juillet 2007

Du désir des moches

Au milieu du ********* sur une calme rue piétonne à l'ombre du soleil calorique, je suis assis à la terrasse du Zurbinger bar. L'endroit pourrait s'apparenter à un tenia altermondialiste profitant de la riche consommation qui y prend place. Un repère pour militant Greenpeace wannabe et j'en ai l'allure.

Malgré le calme apparent, le Zurbinger est le dernier arrêt avant, ********, la vallée de l'ostentatoire, de la pornographie, du gel et autres beauferies populaires. De fait, il s'impose comme un excellent endroit d'observation de la prostitution culturelle actuelle qu'on appelle aussi "mauvais goût". Il est le compromis de la pauvreté culturelle et de la culpabilité que les gens ont face à leur propre barbarie. Aujourd'hui, les filles en sont tartinées jusqu'à l'écoeurement. Il est le poison qui foudroie la repartie, rend impossible le jeu de séduction, normalise les rapports en des étapes bien prédéfinies. chaque divergence est fatale. Il n'y a plus de place pour l'improvisation. Il simplifie tout sur l'autel de la thune, de l'apparence et de la réussite sociale. Néanmoins, il offre des régiments de vagins à ouverture facile et prêt à la consommation.

Séduire revient à jouer aux d'échec face à des débutantes qui ne seront jamais en mesure de percevoir le jeu en profondeur de leurs adversaires. I
nexorablement, elles capituleront face aux horribles rois barbares qui les assaillent et en guise d'offrande, leur offriront leurs vagins. Échec et Mat, je me présente, Attila.

Talons hauts, ceintures aux insignes disproportionnés, boucles d'oreilles géantes, tatouages tribaux, googles Dior, faux diamants, casquette DG, crêtes surgelifiees, ça trémousse, ça brille, ça balance, les bourrelets sont à la fête. Dans ma perversion, je me délecte à la vue de cet effluve d'hormones et phéromones s'entremêlant et s'emboîtant pour y composer ce qui pourrait s'apparenter à un concerto pour chatte en rute mineure. Tant de vulgarité et de sexe affiché en ce samedi après-midi suscite ma fascination et ainsi je spécule sur leurs vies, à la mystifier en une suite effrénée de va et vient la sueur et le maquillage se mélangent à la crasse culturelle dans laquelle ils baignent.

La serveuse, allant et venant du bar à la terrasse contraste avec le
défilé incessant de biatchs. Appelons la, Cosette. Première constat, elle ne brille pas, ne porte ni rose, ni habit de marque. Elle est toutes les couleurs du triste. Gris, vert kakis, noir. toutes celles qui composent nos quotidiens. Deuxième constat, elle est d'un physique banal, légèrement enrobée. Des cheveux roux lisses attachés. Consciente de sa condition, ses habits en sont le reflet. Partout, le sexe sent à plein nez mais elle, Cosette, respire la terre, la transpiration, l'excuse permanente, la timidité et aujourd'hui si rare, la fragilité. Certains diraient qu'elle est moche. Cosette, La femme d'un autre temps n'adhérant pas à l'extremisme de la nouvelle doctrine féministe, la Business Bitch Power. Quelle fraicheur. Toute cette parade dégoulinante de mauvais goût, de rapport de force inutile, de valorisation ostentatoire de la réussite et de l'argent revendiqué par les femmes modernes d'aujourd'hui m'ennuie et me font esperer qu'elles ne se reproduisent jamais.

C'est pour cela que je
préfère les moches.

jeudi 19 juillet 2007

How to

Ne me restant que peu d'illusions sur la vacuité de la vie, conscient que si on la ramenait à sa partie congrue, hormis pour les quelques hommes d'exceptions sur cette planète, profondément défaillant dans l'atteinte des médiocres objectifs qui leurs ont été dictés à la naissance, on ne la résumerait qu'à une dissémination maximale de sa piètre gelée. Cette torture sans fin, au nom de la pérennisation de l'espèce. On y passe sa vie, sans jamais y atteindre une quelconque satisfaction. Il y aura toujours plus de vagins à désacraliser.

Dès lors qu'une opportunité de baiser se présente, le mot hésitation disparaît de notre vocabulaire. On la baise sans compter jusqu'à ce que l'envie disparaisse et que l'ennui prenne place. Mais il suffit juste d'une demi-heure pour que la torture reprenne son envoûtante danse. La folie attend sagement son heure.
Alors on garde précieusement cette fille en cas d'assechement soudain de la p
êche. On rendosse, selon la nécessite, son apparat de pêcheur pour repasser un anodin hameçon au coup de fil de courtoisie qu'on se prépare à passer dans l'espoir dissimulé de l'embrocher une nouvelle fois. De la nécessité de l'ex.

Je ne peux constater, à mon propre désarroi, qu'il vaut mieux traverser la vie sans complètement se soucier de la morale et autres considérations altruistes, au risque de dénaturer la sienne des réels bons moments. Le fruit du péché est bien le meilleur. Être homme des cavernes, à culbuter de la grognasses en lui tirant les cheveux aux sons exquis du claquement du bas du ventre contre sa paire de fesses, qu'y a-t-il de plus satisfaisant? Un retour à l'essence même de la vie, le
minimalisme existentialiste dans ce qu'il a de plus pure et d'honnête. Sans parler du talent innée qui nous a été conféré, en la matière, à notre naissance. Une redistribution équitable universelle à en faire jalouser Karl.

C'est à travers mes
périgrénations nocturnes alcoolisées que j'ai compris, dans les observations et la pratique, la logique de fonctionnement de la phase de pré accouplement. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant toutes ces filles innocentes de bonnes familles se laisser embourber pour finir la soirée a mordre l'oreiller. Alors j'ai osé, contraint, imposé tous ces vices qui se dressaient comme des montagnes morales infranchissables. Elles ont soupirés, gémis et ont commencés à en redemander, toujours un peu plus fort. Les barrières morales venaient de s'évaporer et le mystère des femmes avec.

Contre intuitivement, la preuve d'amour n'est en fait que la projection du soi dans l'attente d'une réflexion grandie de son ego (Lorsque le miroir se
fent, on réapparaît à la vie meurtri). La est toute l'hypocrisie des femmes dans leur soi disante quête d'amour. Elle n'ont que soif de domination, avec une chatte en guise de reine, pour mieux mettre en échec.

Ne plus souscrire à ce rituel d'hypocrisie, c'est comme pouvoir ouvrir ses cadeaux de Noël sans avoir à attendre le 25 décembre. C'est l'ouverture infinie du vagin, le début de la vie, la vraie.

dimanche 8 juillet 2007

Le bar

Le bar est un endroit les hommes s'y perdent et les femmes s'y trouvent. Je m'y perd tout le temps, surtout après avoir bu une bouteille de vin, seul dans mon appart. Comme à chaque fois, cette envie de retrouver le bar se réveille en moi. Une réminiscence des années estudiantines, l'on finissait toujours dans ce merveilleux bar imprégné du spleen parisien, le bateau ivre. Là-bas, les hommes s'y perdaient en masse mais les femmes ne s'y trouvaient jamais. C'était un signe.

Alors hier soir, j'ai succombé. Je voulais revivre cela de quelque
manière soit-il. Marchant dans la nuit noire, la montée d'adrénaline et l'excitation à l'idée de rejoindre ce bouillon social de convivialité et de musique, me remplissait d'une certaine jouissance que je n'avais pas ressentie depuis mon arrivée ici. Mais en approchant du bar, j'ai ressenti un manque, un vide profond réalisant dans un moment de lucidité, que la camaraderie des soirées d'antan avait disparue. Je me suis, subitement, senti bien seul au milieu des bâtisses grisâtres conscient que ma vie avait changé en une succession de bulletin de salaire et que j'avais tout simplement vieilli. Mais j'ai continué mon chemin et j'ai plongé sans états d'âmes, dans l'atmosphère sombre de ce bar vide qui hier soir aurait pu s'appeler, le vaisseau fantôme.

samedi 2 juin 2007

A quoi bon...

Les chansons se suivent tout comme les verres que je bois. La suivante n'a pas encore commencée que les secondes continuent à défiler. Je me dois de compenser toujours, le temps passant, en buvant un peu plus. Je cherche ainsi a oublier toutes celles que j'ai pu gaspiller et celles qui a terme, se sont révéleront être de simple gâchis. Le passé qu'on a oublié et le plus souvent raté.
Quelques autres continuent
à passer leur chemin sur l'écran de ma chaîne hifi. Elles sont si nombreuses a se suivre, qu'on ne les compte plus, bien que si rares. elles défilent telles des goûtes tombant sur le sol mouillé de nos villes grisâtres. Ne voulant pas les gaspiller, je les bois, goûte à goûte. L'ivresse du temps. Je tiens a être un amnésique de la vie. Mais malheureusement chaque matin, elle me rattrape, alors je recommence.

samedi 28 avril 2007

Derivant

Je crois enfin avoir atteint ce moment, ou l'inertie de ce qui m'entoure est a son paroxysme.
La
quête perpétuelle, frénétique des autres à expérimenter pour peu que cela leur apporte de la nouveauté m'ennuie. S'il n'y a rien a faire, pourquoi chercher a se distraire si la vie est devenue un bateau sans mat. Je me laisse ainsi bercer par le remue des vagues, les rencontres impromptues, la malchance et la météo. Aujourd'hui je ne fais rien, demain aussi d'ailleurs, peut être que mon inactivité s'étendra pendant des semaines, des mois même.

Parfois J'en viens a souhaiter
d'être pauvre, d'avoir été élevé par la littérature, afin de pouvoir apprécier à leurs justes valeurs les petites choses de la vie Ce soupçon de saveur qui nous a quitte depuis que la culture est devenue pute.

Rien ne m'en
empêche mais ma vie a tue toute ma motivation au changement. Pas surprenant que j'en viens a jalouser les récits des chansons d'aznavour. Moi aussi, j'aurais aime vivre la misère au soleil.

vendredi 6 avril 2007

Amputé d'un bras

Vendredi, Samedi, Dimanche et Lundi.
4 Jours, putain de 4 Jours ou au cours du premier, je me demande
déjà, ce que je vais pouvoir bien faire des 3 autres à venir. Il n'est pas encore midi mais l'issue de la première journée est déjà scellée. Je la gaspille gracieusement comme je sais si bien le faire. Il serait surprenant malgré mon désir force d'activité que les autres différent dans leur contenu. Un peu comme tous les WE qui ont précédés.

Je suis a la vie humaine ce que les statues sont a l'art.